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Le cours d’action : Économie & Activités suivi de Note sur l’éthique

978-2-36630-089-5

Neuf

Le cours d’action : Économie & Activités

Cet ouvrage vise quatre Objectifs essentiels dans le prolongement du programme de recherche empirique ‘cours d’action’: (1) examiner la place de l’activité humaine dans les économies politiques et les conceptions, implicites ou explicites, de celle-ci qui y prévalent...

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Le cours d’action : Économie & Activités

Cet ouvrage vise quatre Objectifs essentiels dans le prolongement du programme de recherche empirique ‘cours d’action’: (1) examiner la place de l’activité humaine dans les économies politiques et les conceptions, implicites ou explicites, de celle-ci qui y prévalent (Objectif essentiel 1) ; (2) examiner si ces économies politiques définissent des niveaux d’analyse et, si c’est le cas, comment ces niveaux sont définis et reliés entre eux, et mettre à l’épreuve spéculativement le projet d’analyses empiriques multi-niveaux de l’activité humaine en relations de paire* (lire « paire-étoile ») (Objectif essentiel 2) ; (3) préciser l’épistémologie et l’éthique, explicites ou implicites, de ces économies politiques (Objectif essentiel 3) ; (4) esquisser dans la foulée un trio de programmes de recherche qui prenne en considération de façon adéquate l’activité humaine : un programme de recherche empirique en économie politique, son pendant technologique en politique économique et le programme de recherche philosophique qui leur est idéalement associé, ainsi que les espaces de recherche susceptibles d’accueillir ce trio de programmes de recherche (Objectif essentiel 4). Mais, comme la réalisation de ces Objectifs essentiels part (a) de l’état du programme de recherche empirique ‘cours d’action’, (b) de l’état du projet d’analyses empiriques multi-niveaux de l’activité humaine en relations de paire* qui en constitue une extension, et (c) de l’état de l’épistémologie et de l’éthique associées, elle permet de les mettre tous les trois à l’épreuve et d’en suggérer des développements. Ces mises à l’épreuve et ces développements constituent les trois Objectifs collatéraux de cet ouvrage. Si le Chapitre final partira de l’état constaté dans les Chapitres précédents des fondements de l’économie politique pour proposer leur renouvellement, la Coda finale fera le point sur cette mise à l’épreuve et ces développements. Renouant de façon critique avec mes préoccupations d’avant mon travail de recherche sur l’activité humaine, cet ouvrage est plus personnel que les précédents, même s’il vise, comme eux, à contribuer au développement d’une activité de recherche collective.

 

Le cours d’action : Note sur l’éthique

Si les préoccupations éthiques ont été présentes dans le programme de recherche ‘cours d’action’ depuis sa préhistoire en ergonomie, ce dernier ouvrage, en abordant l’économie politique et la politique économique, leur donne tout leur développement. Cette Note constitue donc d’abord une Annexe à ce dernier ouvrage. Mais elle constitue aussi une Annexe aux deux ouvrages immédiatement précédents qui ont mis l’accent sur la part de recherche philosophique de ce programme de recherche ‘cours d’action’ au détriment de ses parts empirique et technologique considérées jusque-là. En effet, alors qu’un programme de recherche philosophique complet relie ontologie (un pari sur la nature des « choses »), épistémologie (un pari sur la connaissance pertinente et efficace de ces «choses») et éthique (les valeurs et principes qui président idéalement à l’activité humaine, y compris celle de connaissance, et la façon de les produire, réviser et partager), ces ouvrages, une fois précisée l’ontologie de l’activité humaine, ont essentiellement privilégié l’épistémologie et, s’ils n’ont pas laissé de côté l’éthique, se sont contentés d’un pointillisme en matière d’éthique. Cette Note part d’un ouvrage sur l’éthique de Francisco Varela, l’auteur qui, avec Humberto Maturana, a formulé l’hypothèse de l’énaction. Mais le programme de recherche ‘cours d’action’ ajoute à cette hypothèse de l’énaction d’autres hypothèses, dont l’une, celle de la conscience préréflexive, renvoie à un philosophe, écrivain et dramaturge, Jean-Paul Sartre. Ce dernier a inauguré en relation avec elle, dans la période historique du nazisme et de la collaboration triomphants, une méditation récurrente, bien qu’inaboutie, sur l’éthique. Cette Note est conçue comme à la fois une reprise et une poursuite critiques de cette méditation récurrente à partir de l’hypothèse de l’énaction. Elle vise à définir une éthique minimale cohérente avec le programme de recherche ‘cours d’action’ comme contribution partielle à l’éthique personnelle de chacun, dont celle de l’auteur.

 

L’auteur

Jacques Theureau, ex-chargé de recherche au CNRS, aujourd’hui retraité, a reçu une formation d’ingénierie, mais aussi d’économie et statistiques (non sanctionnée par un diplôme), puis de physiologie du travail et d’ergonomie. Après une dizaine d’années, durant lesquelles, après quelques stages d’ingénieur, il a occupé successivement des fonctions variées, telles que celle de chargé d’études en économie et statistiques et celle d’ouvrier spécialisé (automobile, chimie), il a développé depuis une quarantaine d’années, avec d’autres chercheurs et praticiens, un double programme de recherche, un programme de recherche empirique sur l’activité humaine dans les situations les plus variées et un programme de recherche technologique en ingénierie de ces situations,dont l’ingénierie ergonomique. Conjointement, il a développé une recherche philosophique qui, après s’être limitée à un prolongement de la réflexion constamment exercée sur les présuppositions, préoccupations (ou thêmata) et réalisations de ce double programme de recherche, a débouché sur un troisième programme de recherche, un programme de recherche philosophique qui vise à articuler une théorie de la connaissance et une conception de l’existence (donc de l’activité) personnelle cohérentes avec l’ontologie de l’activité humaine qui préside à ce double programme de recherche empirique et technologique.

Introduction générale

1. Économie

2. Activités

3. De l’économie aux activités et retour

4. Les objectifs de l’ouvrage

5. Plan de l’ouvrage

6. Questions de forme

Rappel : Le programme de recherche ‘cours d’action’, son extension en une analyse multi-niveaux des activités humaines et l’épistémologie énactive

1. L’état actuel du programme de recherche empirique ‘cours d’action’ (rappel 1)

2. Le projet récent d’une analyse multi-niveaux de l’activité humaineen relations de paire* (rappel 2)

3. Les éléments essentiels d’une épistémologie énactive et de ses éléments d’ontologie et d’éthique associés (rappel 3)

Ouverture : Des Thèses sur Feuerbach de Karl Marx à des Thèses … sur Marx

1. Les Thèses sur Feuerbach

2. Des thèses … sur Marx

Chapitre 1 : Relire Le Capital à la lumière de la reprise critique des Thèses sur Feuerbach

Introduction

1. Lire versus Relire Le Capital

2. L’économie politique, la structure des rapports de production et l’activité humaine

3. L’économie politique et l’histoire, oui, mais quelle histoire ?

4. L’activité humaine chez Karl Marx

5. Le despotisme d’usine, les conditions de travail, la santé ouvrière, la misère de l’armée de réserve industrielle et l’activité de lutte ouvrière comme phénomènes ressortissant à l’économie politique

6. La valeur-travail des marchandises

7. La valeur-travail de la force de travail

8. Le fétichisme (ou réification) et les niveaux supérieurs de l’activité humaine et les relations entre eux

9. Quelle « science » peut-on trouver dans Le Capital ?

10. Les prolongements analytiques du Capital comme expérience historique et comme expérience personnelle

11. LeCapital, l’économie politique comme science et la politique économique comme technologie

12. L’effet en retour sur l’économie politique de l’épreuve de la planification comme technologie

Conclusion : Réécrire Le Capital ?

Thèses du Chapitre 1 : Thèses sur Le Capital

Intermède 1 : La maison du pendu ou Les fondements de l’économie politique néo-classique

1. Le cœur de l’économie politique néo-classique de Léon Walras à Gérard Debreu : choix subjectif et équilibre

2. L’ombre d’Aristote

3. Les postulats partagés par les économies politiques classique et néo-classique

 

Chapitre 2 : L’économie politique keynésienne et néo-keynésienne et son prolongement institutionnaliste

Introduction

1. Les notions synthétiques et les analyses de la Théorie générale

2. Une ébauche d’analyse de l’activité humaine dans la Théorie générale et ses commentaires

3. Une macroéconomie comme science autonome ou une économie complète semi-scientifique ?

4. John Maynard Keynes comme lecteur d’Alfred Marshall et de Karl Marx

5. La synthèse néo-classique et sa critique par Hyman Minsky et d’autres auteurs

6. Hyman Minsky et le prolongement critique de John Meynard Keynes

7. De la grande transformation (Karl Polanyi) au développement de l’institutionnalisme

Conclusion : Les intérêts et les limites théoriques du programme

de recherche keynésien et de sa relance par l’institutionnalisme

Thèses du Chapitre 2 : L’économie politique keynésienne et son approfondissement théorique et empirique institutionnaliste

Intermède 2 : Un voile d’ignorance doublé d’un rideau de fumée ou la Théorie de la justice

1. Une religion minimale pour une humanité social-démocrate ou social-libérale viable

2. Théorie de la justice de John Rawls versus utilitarisme

3. La justice comme équité

4. La liberté abstraite pour tous et concrète pour certains

5. La fraternité et l’égalité des chances

6. La Théorie de la justice et la politique économique

7. Le sens de la justice et son acquisition

8. Le voile d’ignorance sur les faits particuliers

9. La recherche des faits généraux remplacée par un rideau de fumée

10. Mettre la charrue avant les bœufs versus commencer par la marche à pied

Chapitre 3 : L’économie politique hétérodoxe française contemporaine entre la pure dispersion et le débat entre programmes de recherche

Introduction

1. De l’école philosophique althussérienne à l’école économique de la régulation

2. De la sociologie économique à la sociologie des conventions ou comment introduire la situation sans l’activité humaine

3. Les programmes de recherche de la régulation et des conventions et leur confrontation

4. Des écoles de la régulation et des conventions à la synthèse de L’empire de la valeur (André Orléan)

5. De L’empire de la valeur à l’économie politique spinoziste (André Orléan & Philippe Lordon) : un pas en avant, deux pas en arrière

6. Une analyse sociologique : l’analyse des agencements marchands de M. Callon

7. Une analyse empirique de l’activité humaine à développer et une épistémologie à reconsidérer : l’anthropologie économique de Paul Jorion

8. Les recherches économiques qui pointent vers des analyses multi-niveaux,les économies souterraines et l’économie de l’environnement

9. Sans oublier les autres analyses pertinentes des faits économiques comme des choses : l’exemple des recherches de Thomas Piketty

10. Un tableau général des économies politiques dans leurs relations avec l’activité humaine

11. La théorie de la structuration (Antony Giddens) et la dénivellation épistémique entre structures en économie politique (Gilles-Gaston Granger)

Conclusion

Thèses du Chapitre 3 : Les programmes de recherche hétérodoxes contemporains en économie politique de langue française

Intermède 3 : Dans quel monde économique universitaire vivons-nous ? ou L’Économie du bien commun

1. Le voile d’ignorance et le bien commun

2. L’économie comportementale ou la psychologie expérimentale comme injection limitée de réalisme dans l’économie politique

3. La fable historique et l’identité de la discipline

4. La crise ouverte en 2008 et les économistes

5. Analyses concrètes et recommandations : les chantiers en cours

Chapitre 4 : L’économie comme activité humaine dans le ‘’monde dans lequel nous vivons” : programmes, projets et orientations de recherche

Introduction

1. Le projet sartrien de fonder une anthropologie culturelle et historique incluant l’économie politique (1) : les raisons fondamentales d’un échec

2. Le projet sartrien de fonder une anthropologie culturelle et historique incluant l’économie politique (2) : la reprise après échec de l’entreprise analytique

3. L’analyse des niveaux moyens de l’activité des acteurs économiques comme problème méthodologique

4. Autres questions de méthodes

5. Mieux fonder et développer, donc transformer l’économie politique pour « Prince éclairé moderne » ?

6. Un exemple de questionnement en termes d’analyse multi-niveaux de l’activité humaine en relations de paire*

7. Développer un programme de recherche empirique sur la valeur-travail élargie et redéfinie des marchandises et des forces de travail ?

8. Prolonger la recherche empirique sur la valeur-travail des marchandises et des forces de travail et la politique d’amélioration des conditions de travail en une politique d’ingénierie des situations comme timeless way of building versus destruction créatrice ?

9. Repenser la notion stoïcienne d’appropriation (οἰκείωσις) en relation avec l’économie politique (οἰκονομική) et avec la politique économique ?

10. L’Économique (οἰκονομική), la maisonnée (oikos) et la spécification des notions d’appropriation (oikéiôsis)

Conclusion

Thèses du Chapitre 4 : Des programmes, projets et orientations de recherche en économie politique et politique économique potentielles

Coda : Les effets en retour de cette enquête sur les fondements de l’économie politique et de cette recherche sur leur renouvellement

1. Le programme de recherche empirique ‘cours d’action’ et son pendant technologique en ingénierie des situations confrontés à l’ensemble des activités économiques (Objectif collatéral 1)

2. L’économie politique comme banc d’essai spéculatif pour le projet d’une analyse multi-niveaux de l’activité humaine en relations de paire* et d’une ingénierie des situations globales (Objectif collatéral 2)

3. L’économie politique comme lieu de mise à l’épreuve de la fécondité de l’épistémologie énactive et de ses éléments d’ontologie et d’éthique associés (Objectif collatéral 3) 

Le cours d’action : NOTE SUR L’ÉTHIQUE

Introduction générale

1. La rééquilibration de la triade ontologie-épistémologie-éthique

2. L’urgence éthique et la préparation et l’écriture de Économie & Activités

3. La place de l’éthique dans les ouvrages sur le programme de recherche ‘cours d’action’

4. Une visée modeste : les thèses sur l’éthique du programme de recherche ‘cours d’action’

5. Pas toute l’éthique mais une place dans la résolution de toute question éthique

6. Pas d’éthique sans une conception du bien et un engagement pour le réaliser qui échappent en partie à l’ontologie et à l’épistémologie

7. Pas d’ontologie ni d’épistémologie sans éthique dans le programme de recherche ‘cours d’action’

8. Pas d’éthique non plus sans une ontologie et une épistémologie au moins implicites

9. Une éthique non utilitariste mais d’une façon particulière

10. Plan de cette Note

Chapitre 1 : De l’énaction et l’éthique selon Francisco Varela (1996) à la démarche de cette Note

Introduction

1.1 Rappel de la notion d’énaction et des notions associées qui ont été reprises par le programme de recherche ‘cours d’action’

1.2 Savoir-faire et savoirs

1.3 Du savoir-faire éthique

1.4 L’incarnation de la vacuité

1.5 La pragmatique du moi virtuel comme pratique méditative de vigilance / conscience

1.6 La « logique du paradis »

1.7 Repartir de la méditation continue par étapes de Jean-Paul Sartre sur les conditions ontologiques de l’éthique en n’oubliant pas l’épistémologie

1.8 Les esquisses morales sartriennes

Chapitre 2 : La conscience dans l’ontologie phénoménologique de L’Être et le Néant et sa révision à partir de l’activité humaine comme énaction

Introduction

2.1 Une conscience préréflexive non substantielle

2.2 Une conscience préréflexive et une activité humaine sans ego

2.3 La conscience préréflexive comme « éclatement vers le monde » et non pas « vie intérieure »

2.4 La conscience réflexive, ou plutôt l’activité réflexive, et ses illusions

2.5 La conscience préréflexive et le vécu revus par Jean-Paul Sartre (1972)

2.6 Sortir de l’instant, c’est bien, mais comment le faire ? : projet versus activité

2.7 La négation, la liberté, la conscience préréflexive, la culture, la technique et l’activité humaine

2.8 Le Pour-soi et l’activité humaine

2.9 La documentation de la conscience préréflexive et du vécu selon le programme de recherche ‘cours d’action’

2.10 Thèses sur la conscience préréflexive et l’activité humaine

Chapitre 3 : L’ontologie et l’épistémologie de l’activité humaine selon le programme de recherche ‘cours d’action’

Introduction

3.1 Les enrichissements apportés à la notion d’énaction dans sa globalité par le programme de recherche ‘cours d’action’ dans son état actuel

3.2 Les enrichissements apportés à la notion d’énaction dans son détail la théorie de l’activité-signe

3.3 Le Pour-autrui, l’activité humaine et le Pour-autrui-et-ses-situations

3.4 L’hypothèse de l’énaction, l’ontologie de l’activité animale et l’« être-pour-l’animal-et-ses-situations » de l’homme

3.5 La récusation de l’être pour la mort et de l’ontologie de Heidegger dans L’Être et le Néant

3.6 Le messianisme juif, le Principe espérance et l’Engagement ontologique, éthico-politico-religieux et épistémologique dans la situation

3.7 La psychanalyse existentielle dans L’Être et le Néant & le programme de recherche ‘cours d’action’

3.8 Thèses d’ontologie et d’épistémologie de l’activité humaine

 

Chapitre 4 : L’ontologie, l’épistémologie, l’activité humaine et enfin l’éthique

Introduction

4.1 De l’analyse de l’activité humaine à l’activité réflexive et à son prolongement en recherche philosophique : vers une méthode populaire

4.2 Préciser l’éthique en situation dans toute sa généralité à partir de l’analyse de l’activité humaine

4.3 Les situations et leurs ingénieries comme ouvroirs de questions éthiques

4.4 L’extension de l’analyse énactive de l’articulation collective des activités humaines et de l’ingénierie des situations à l’échelle de la société comme ouvroir de questions éthiques

4.5 Les questions éthiques de la recherche en général et de la recherche sur les activités humaines en particulier

4.6 Une complémentarité avec l’éthique de la psychanalyse ?

4.7 Les éthiques de l’établissement et de la recherche participative en activité humaine et ingénierie des situations revisitées et leur généralisation ?

4.8 Thèses sur l’éthique et le cours d’action

Conclusion générale

Références

Auteur Jacques Theureau
Hauteur 210 mm
Largeur 297 mm
Épaisseur 32,5 mm
Poids (g) 1100 g
Année 2019
Nombres de pages 649 p

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