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Usage de soi, Vie et Valeur

978-2-36630-156-4

Neuf

Yves Schwartz



L’idée qu’il existe toujours un écart entre le travail prescrit et le travail réel, mise au jour il y a plus de 50 ans, est entrée dans les savoirs reconnus. Il reste à entendre que cet écart caractérise tout agir humain, témoignant de l’existence universelle d’un « usage de soi » dont Yves Schwartz dans ce livre analyse l’émergence dans l’histoire du vivant : s’il veut vivre à peu près en santé, aucun individu ne peut renoncer à une existence singulière construite dans la rencontre avec ce que les autres exigent de lui.

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50,00 € TTC

L’idée qu’il existe toujours un écart entre le travail prescrit et le travail réel, mise au jour il y a plus de 50 ans, est entrée dans les savoirs reconnus. Il reste à entendre que cet écart caractérise tout agir humain, témoignant de l’existence universelle d’un « usage de soi » dont Yves Schwartz dans ce livre analyse l’émergence dans l’histoire du vivant : s’il veut vivre à peu près en santé, aucun individu ne peut renoncer à une existence singulière construite dans la rencontre avec ce que les autres exigent de lui. Obstinément, il essaie de reprendre l’initiative dans un champ de contraintes.


Cette découverte de l’usage de soi et sa définition avaient besoin d’une confrontation aux récents développements de plusieurs disciplines qui étudient les réalités humaines. C’est une partie importante de ce que propose ce nouvel ouvrage. Mais son actualité politique n’est pas moindre : quelles conséquences pour le gouvernement du travail et pour la vie démocratique si l’on assume que l’activité est toujours « usage de soi » dans le sens que donne Yves Schwartz à ce concept ?

Avertissement

Synopsis de l’ouvrage

Un parcours en trois moments

Mais quid du second seuil, du troisième moment ?

Le corps-soi : une hypothèse acceptable ?

Introduction : pourquoi un retour sur l’usage de soi ?

I. La faculté des concepts en proie à une « époque mémorable »
I.1. D’intenses convocations à (re)-penser
I.2. Le marxisme, l’individu, l’activité
I.3. Bifurcations, déplacements, débats autour du concept d’activité
I.4. D’un mal-être dans la faculté des concepts

II. Une errance thérapeutique, vers une double rencontre des matières étrangères

II.1. Deux tentatives, deux cheminements simultanés

II.2. Premier temps de ce premier cheminement : essai d’immersion dans l’« usinage » des débuts de la thermodynamique

II.3. Bilan en quatre points sur ce premier cheminement

II.4. « Unité problématique de la science », pluralisme des valeurs, agir synthétique

II.5. Deuxième temps de ce premier cheminement : de l’agir scientifique à la rencontre de l’activité industrieuse, la monade mulhousienne

III. La monade mulhousienne : « la présence d’acteurs dans ceux-là qu’on tient pour agents »

III.1. Sourde mais omniprésence du « facteur » travail

III.2. La triple singularité mulhousienne

III.3. Ne pas penser l’histoire avec une anthropologie impossible

III.4. Du faire une enquête singulière au faire histoire comme horizon de toute enquête

IV. La seconde rencontre : une éducation intellectuelle au présent

IV.1. De quelques visites

IV.2. Une expérience créatrice d’irréversible

V. Usage de soi

V.1. Un paradoxe ?

V.2. Dialogues socratiques

V.3. Usage de soi

V.4. Le « soi »

VI. Le « soi » : d’abord la vie en nous

VI.1. Ce socle en héritage : définir la vie ?

VI.2. Préalable avant déplacement

VI.3. Qu’est-ce que vivre ?

VI.4.  Y a-t-il une origine du « qu’est-ce que vivre ? » ? La question du premier seuil

VI.5.Le seuil aux prises avec les infravies

VI.6. La sélection naturelle : un usage à géométrie variable ?

VII. « Le corps-soi »

VII.1. La santé

VII.2. Activité

VII.3. Adaptation. Normes organiques, normes historiques

VII.4. Clinique, épistémologie et politique : l’exigence de l’enquête

VII.5. Valeurs

VII.6. Le cas du bruit

VII.7. Burn-out, stress, vieillissement

VII.8. Qu’est-ce qui justifie de vivre ?

VIII. La pénombre

VIII.1. L’obscure clarté du corps-soi

VIII.2. Le libre jeu des facultés

VIII.3. La synergie des hétérogènes en nous

IX. Peut-on penser le corps-soi ? L’héritage biranien

IX.1. Une insatisfaction ?

IX.2. D’autres aides philosophiques ?

IX.3. Maine de Biran, premier penseur du corps-soi ?

IX.4. Un irreprésentable effort : comment penser la pensée ?

IX.5. L’unité duelle du corps-propre

IX.6. Les « deux vies ». Quelle synergie des hétérogènes ?

IX.7. Une lignée biranienne. Michel Henry

IX.8. Des décalages et des bilans

IX.9. Retour au fil rouge

IX.10. Pour conclure

IX.11. Le cœur-soi

X. Usage de soi ; usage de qui ?

X.1. Où en sommes-nous ?

X.2. La monade cellulaire

X.3. Qui est « individu » ? L’organisme existe-t-il ?

X.4. Le tout et les parties

X.5. Le « vieux monde » en nous

X.6. L’homéostasie selon Damasio

X.7. Un même « impératif », de l’amibe au monde de la culture

X.8. Chez les multicellulaires : une homéostasie diluée, déléguée ? Des médiations

XI. Vie et valeurs, entre la pénombre et l’esprit

XI.1. Nouveau point d’étape

XI.2. Le fil d’Ariane, le sentiment

XI.3. Images, cerveau, esprit

XI.4. Le cerveau, en sa place et le second seuil en point de mire

XI.5. Bref séjour en neurosciences

XI.6. Sélection, mémoire

XI.7. Le cerveau humain et ses projets-héritages. La mémoire de travail

XI.8. Conscience et Espace de travail neuronal global

XI.9. Conscience, inconscience et projets-héritages

XI.10. Un bilan sans certitudes

XII. Intermède I

XII.1. Remises en perspective : Kairos, Imprentissage, Langage

XII.2. Le kairos

XII.3. L’imprentissage

XII.4. Le langage « pris » dans le corps-soi ; les neurosciences

XIII. Intermède II : corps-soi, langage, travail

XIII.1. Le « travail du langage » : l’agir industrieux, un point de vue privilégié ?

XIII.2. Quelques mises à l’épreuve françaises et brésiliennes...

XIII.3. L’engagement dans le Travail

XIII.4. Autres points de vue, autres ressources

XIII.5. Le langage intérieur (Vygotski) et l’hypothèse des deux prises du langage

XIII.6. Langage et clinique médicale

XIII.7. Un essai de synthèse

XIV. « Qu’est-ce que vivre ? » et pulsion de mort

XIV.1. Aux origines de l’expression

XIV.2. Autour de la traduction de Triebe

XIV.3. Freud et le débat sur le dualisme pulsionnel

XIV.4. Éros et pulsion de mort ; la tâche de la Culture

XIV.5. À quel seuil émerge la pulsion de mort ? Lacan, le symbolisme, le concept

XIV.6. Pulsion de mort, narcissisme agressivité

XIV.7. Points de rencontres

XIV.8. Canguilhem et la pulsion de mort

XV. Ergologie et psychanalyse

XV.1. Le double héritage du « qu’est-ce que vivre ? »

XV.2. « Réserve incessible », usage de soi, renormalisations industrieuses

XV.3. Lacan « au travail »

XV.4. Premier point de bilan : ergologie et psychanalyse face au faire histoire

XV.5. Quelle épistémologie en jeu pour la psychanalyse ?

XV.6. Le sujet et le savoir

XV.7. Quelques réflexions terminales sur les rapports ergologie et psychanalyse

XV.8. Une myriade d’histoires discontinues nichées dans une histoire continue

XVI. Le second seuil

XVI.1. État des lieux

XVI.2. Continuités, proximités

XVI.3. Commensalité : « éco-éthique » contre « exceptionnalisme » humain ?

XVI.4. Un second seuil, quand même

XVI.5. Nouvelles dimensions du vivre

XVI.6. La pensée pénétrée par la désadhérence

XVI.7. Y a-t-il un consensus pour caractériser ce second seuil

XVI.8. Anthropologie, philosophie et le second seuil ?

XVI.9. Pour conclure : « propre de l’homme » et projet-héritage

XVII. Considérations finales : usages de soi et projets-héritages

XVII.1. « Faire à quelque distance de ce qu’il est prescrit de faire »

XVII.2. Usage de soi et subversion

XVII.3. Approfondir, dans l’axe d’un usage sain de notre faculté des concepts

XVII.4. « Vitalisme », vie et valeur

XVII.5. Dénaturalisation du rapport Vie/Valeurs

XVII.6. Adhérence-désadhérence, le premier nœud du second seuil

XVII.7. Le second nœud : de la multiplicité des projets héritages

XVII.8. Les dimensions de notre être historique

XVII.9. Les projets héritages, aujourd’hui

XVII.10. Richesse et argent

XVII.11. Les usages de soi face aux chaînes de valeurs productives

XVII.12. Anémie du politique. Les maltraitances de l’activité

XVII.13. Histoire, usages de soi, projets-héritages

XVII.14. Les projets-héritages se valent-ils tous ?

XVII.15. Dispositifs à trois pôles, atopie, utopie et humanisme énigmatique

XVII.16. Usage sain de notre faculté des concepts

XVII.17. À l’agenda

XVII.18. Les usages de l’usage de soi

XVII.19. Le simple et le compliqué

Annexes

Annexe 1 – Mots, concepts, notions

Annexe 2 – Remarques sur la Théorie Historico-culturelle de l’Activité (THCA) et la démarche ergologique

Bibliographie

Index nominum

Auteur Yves Schwartz
Hauteur 238 mm
Largeur 170 mm
Épaisseur 38 mm
Poids (g) 1290
Année 2026
Nombre de pages 906